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Les différentes hospitalisations de mon petit chevalier

Avec sa pathologie, Bastien a été hospitalisé plusieurs fois.

 

  • La première était pour son opération de son hernie inguinale. Nous ne savions pas qu'il était malade à l'époque.

Son hospitalisation s'est bien déroulée, si on oublie sa première prise de sang pour l'anesthésiste qui a été catastrophique. 

Il n'est pas resté longtemps à l'hôpital, mais ma famille lui a toujours rendu visite. Et tous les soirs après son travail, Yoann, un très bon ami, venait nous voir tous les soirs.

 

Avant toutes choses, je tiens à signaler que la famille maternelle de Bastien a toujours été présente lors des différentes opérations de notre petit bonhomme. Je l'ai déjà dit et je répète, ma famille a toujours été présente, à chaque étape, à chaque obstacle, à chaque sourire et à chaque instant de la vie de mon petit garçon.

 

Yoann venait donc nous voir tous les soirs à l'hôpital. Il a été d'une grande écoute et est resté avec moi jusqu'à tard dans la nuit, en partant sur les coups de minuit, une heure du matin.

Sa présence à mes côtés me rassurait et me faisait du bien.

 

  • Ensuite a suivi la réanimation environ un mois après. 

Le personnel médical a été plus que parfait. Les infirmières étaient toujours à notre écoute, toujours présentes, et toujours disponibles. Nous pouvions appeler à n'importe quelle heure, même la nuit (en réanimation je ne pouvais pas rester dormir avec mon petit bout, cela nous était interdit). Les infirmières ont toujours pris le temps pour tout, et n'hésitaient pas à rester après leur temps de garde pour que je puisse câliner le plus longtemps possible mon petit garçon qui était branché de partout. L'installation dans les bras mettait du temps, et pareil pour le remettre au lit. Bastien était branché de partout, dans un coma artificiel, et il avait des fils partout qui le reliaient aux différentes machines.

 

Mes parents ont toujours été là, et Yoann aussi. Le soir, il nous faisait le taxi. Nous n'avions pas la tête à conduire, et cela était même dangereux. Le soir, nous tenions absolument à venir voir Bastien avant d'aller nous coucher. Nous passions toute la journée avec lui, le soir on rentrait pour manger, et nous repartions le soir pour les câlins et les bisous avant d'aller nous coucher. Nous tenions à être le plus présent possible pour lui.

Yoann rendait nos visites à l'hôpital plus "légères", même si le mot est mal choisi, je n'ai pas trouvé d'autres mots pour vous expliquer mais j'espère que vous comprendrez.

Il a été un confident, et nous prêtait souvent ses épaules pour pleurer. Je crois qu'on sait maintenant le nombre de carreaux et le nombre d'oiseaux aux murs de la salle d'attente.

C'est ce que j'appelle un ami avec un grand A.

 

Suite à la réanimation, Bastien est passé dans le service de neurologie où il est resté environ une semaine. Nous avons pu mettre en place le sonde naso gastrique qui l'aidait en parallèle du biberon à s'alimenter et à prendre du poids. C'était début octobre 2012.

 

  • Notre chevalier est reparti à l'hôpital le 1er janvier 2013 suite à un épisode de douleur. Il pleurait beaucoup, sans cesse. Nous avons essayé de descendre les gouttes pour ses crises d'épilepsie, mais Bastien faisait des crises de manque. Il était devenu accro, tel un toxicomane. Ce médicament, le rivotril, nous ne l'avons plus jamais descendu.                                                                                                                                                                                                                                                                     

Nous étions toujours en service de neurologie, où les infirmières étaient plus ou moins agréables. Je pense que maman tu dois t'en souvenir. Elles étaient venues à deux dans la chambre, et l'une donnait des coups de coude à l'autre pour bien nous faire comprendre que nous étions trop nombreux dans la chambre (nous étions 2!)

Excusez-moi du terme mais c'était une peste.

 

  • Bastien est entré de nouveau à l'hôpital au mois de juin 2014, mais cette fois-ci c'était programmé. Il s'est fait opérer pour une gastrostomie. Il était en soins intensifs cette fois-ci.

Dans la salle de réveil, l'infirmière qui s'occupait de lui était tout simplement parfaite. Quand j'ai vu mon petit garçon branché et grimaçant des suites de l'opération, j'étais en larmes. Normalement, un seul adulte peut rester dans la salle de réveil. Je pense qu'elle a vu que j'étais submergée par l'émotion et elle a autorisé au géniteur de Bastien (pardon mais je ne peux pas l'appeler autrement, parce qu'il n'est rien d'autre) de venir. Quand je l'ai vu, j'avais envie de dire à l'infirmière que ce n'était pas lui que je voulais, mais ma mère. Mais l'infirmière a juste été parfaite.

 

De là, Bastien est passé en soins intensifs, ou j'ai pu rester avec lui la nuit. D'une nuit à l'autre, j'intercalais avec ma mère. Hugo était encore petit à ce moment là, il avait tout juste 4 mois.

 

J'ai trouvé le service très moyen pour être du soins intensifs. Je n'appelais presque jamais les infirmières, mais une fois je l'ai fait parce que Bastien s'encombrait, il avait du mal à respirer et il avait besoin d 'être aspiré. L'infirmière a mis trois quart d'heure pour venir. Et le service était calme, je tiens à signaler.

Par la suite, j'ai pris l'initiative de le faire toute seule.

 

Et puis il y a eu des mots très gras échangés dans les couloirs entres deux infirmières qui sont montés à mes oreilles. Je cite :

" Tu feras attention dans la chambre numéro 5, la maman est une vraie connasse".

Heureusement que ce n'était pas moi la maman de la chambre 5, elles m'auraient entendues !

 

 

Bastien est donc passé par différents services, est passé dans les mains de différentes personnes.

Malgré la période très difficile de la réanimation, je garde un souvenir exceptionnel du professionnalisme des infirmières qui se sont occupées de mon chevalier : de vraies perles.

 

 

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Commentaires: 6
  • #1

    Maman (vendredi, 24 novembre 2017 09:10)

    Avec beaucoup d'organisation nous sommes arrives à tout. Il y a eu des moments très dur, comme lorsque Bastien a eu la gastrotomie, ou il a fallu attendre une semaine pour le reprendre dans nos bras. En réanimation tout le personnel était parfait et surtout à l'écoute de l'enfant et de la famille.
    Marie rappelle toi de nos pauses cafetéria.(petit beignets....) Nous avons trouvé tout au long de ses hopitations du personnel comptétant et d'autres beaucoup moins. Une fois nous avons même demandé de voir la surveillante générale car certain personnel soignant ne respecté pas le sommeil de Bastein et à cette époque il était très mal. Elle était très en colère et avait mis un papier sur porte pour de demander de le laisser dormir quand il arrivait de trouver le sommeil. Merci à elle.

  • #2

    Laurence (vendredi, 24 novembre 2017 10:40)

    Message très difficile à lire, mais j'ai honte de le dire, car ce n'est pas difficile de le lire à côté de l'avoir vécu. Donc mes mots ne sont pas appropriés simplement c'est un message d'Amour que je t'envoie Marie pour te dire que rien qu'en le lisant j'ai la chaire de poule et les larmes aux yeux donc impossible de se mettre à votre place à toi et ta famille. C'est un petit signe de ma compassion pour tous ces moments vécus. Bravo et Merci pour vous à ton ami Yohan, c'est toujours dans les moments difficiles que l'on compte ses vrais amis, et des personnes comme lui deviennent de la famille et non plus des amis. Encore une jolie lecture remplie d'Amour même si douloureuse. Que c'est bien écrit et bien expliqué, super ! Merci pour ces témoignages

  • #3

    corinne villar (vendredi, 24 novembre 2017)

    c 'est un témoignage très poignant je salue votre courage mais les mots sont faible dans ces moments

  • #4

    Michèle (samedi, 25 novembre 2017 13:52)

    Tout ce que je pourrais dire c'est que , pendant ces 3 ans et demi de la courte vie de Bastien , tu as rempli ton cœur d'une multitude de petits souvenirs ,plus ou moins gais bien sûr ,mais intenses .
    Ceux qui n'ont pas voulu profiter par bêtise ou immaturité , ne pourront jamais combler le vide qu'ils ont créé . Impossible de revenir en arrière . Je les plains d'avoir ce vide . C'est ou ce sera leur problème pour le reste de leur vie .

  • #5

    coulon marilyne (samedi, 25 novembre 2017 21:05)

    Dans les hôpitaux comme dans tout les boulots il y a des gens compétents et d'autres moins hélas un beau message rempli d'amour

  • #6

    Perchelet Nathalie (samedi, 25 novembre 2017 22:28)

    Ce témoignage me mets mal à l'aise. J images bien la souffrance de Bastien et bien évidemment la vôtre qui est insupportable et celle de vos proches. Je rejoins Maryline c' est intolérable de savoir que malheureusement le personnel soignant n est pas toujours dans l empathie c' est juste impensable.

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